Plus de 6,7 milliards d’euros (1): c’est le montant financé en 2018 par l’ensemble des acteurs du crowdfunding Outre-Manche. La même année, la France venait seulement de franchir le cap du milliard, avec 1,4 milliard d’euros de fonds collectés (2). Le constat est sans appel: la Grande-Bretagne se place en figure de proue du crowdfunding européen, continuant chaque année à devancer ses voisins en termes de montants collectés et de projets financés. En particulier, le secteur de l’immobilier joue un rôle moteur pour toute l’industrie du financement participatif britannique, ayant drainé en 2018 plus d’1milliard d’euros. Plébiscité également dans l’Hexagone, le crowdfunding immobilier y représentait alors seulement 209 millions d’euros. Un temps d’avance britannique qui s’explique par des facteurs tant économiques que culturels.
Outre-Manche: le berceau naturel du crowdfunding
Dès les débuts du crowdfunding, la Grande-Bretagne a su construire un terrain réglementaire particulièrement favorable au développement des plateformes sur son territoire. Résultat : plus de 50 plateformes étaient déjà réglementées par la Financial Conduct Authority(FCA) à la fin de l’année 2014. Et tandis que les plateformes tricolores étaient alors limitées à un montant maximal par projet d’1 million d’euros, les Britanniques pouvaient quant à elles financer jusqu’à 5 millions d’euros. La mise en place de dispositifs d’allègement fiscal pour les investisseursa également joué un rôle prépondérant dans la démocratisation et l’engouement des particuliers pour ces nouvelles solutions de placement.
