Sur le marché encore jeune du crowdfunding, les perturbations font du bruit. Trop, parfois. La liquidation d’Unilend et l’arrêt de l’activité de SmartAngels doivent-ils remettre en cause tout le secteur comme peuvent le laisser entendre certains articles ? Absolument pas. Quelques chiffres : 180 plateformes ont déjà vu le jour en France, un chiffre en constante augmentation. Du côté du crowdlending, le marché a pratiquement doublé en 2017 (+44% par rapport à 2016) et propose aux particuliers des rendements annuels pouvant aller jusqu’à 13%. Le crowdfunding immobilier, lui, signe une croissance de 72% sur les six premiers mois de l’année 2018 après une année 2017 déjà record. Et ce n’est qu’un début car le potentiel de marché sur ce segment reste considérable. Côté investisseurs, après une première étape d’évangélisation du marché, le crowdfunding s’est désormais démocratisé : 16 % des Français ont déjà contribué à un projet sur une plateforme, dont 79 % au cours des 12 derniers mois.
L’intérêt des PME et des acteurs institutionnels
Le gouvernement lui-même s’est emparé de la question au travers de la loi PACTE. L’objectif : encourager le financement participatif par la relève du plafond des levées de fond de 2,5 millions à 8 millions d’euros, permettant ainsi aux ETI de bénéficier de cette source de financement alternative efficace. Un signal positif qui fait écho à l’arrivée d’investisseurs institutionnels sur le marché, à la recherche de meilleurs rendements.
