L’appétence des Français pour l’épargne est connue. La crise sanitaire puis économique du Covid-19 n’a fait que renforcer ce phénomène. Depuis un an, leur épargne a explosé. La Banque de France prévoit un niveau de 165 milliards d’euros en 2021, soit 7 % du PIB.
Entre un livret A peu rémunérateur, des assurances vie aux rendements en berne, des SCPI aux montages complexes et des placements très volatiles, l’offre n’est pas aisée pour qui veut faire travailler son épargne.
Les projets immobiliers restent les plus plébiscités du côté des épargnants. La raison en est simple : le secteur n’a cessé de prouver sa résilience ces dernières années. L’émergence du crowdfunding, qui plus est immobilier, permet de répondre immédiatement à un besoin de rendement pour les investisseurs et, à l’inverse, de financer des promoteurs, marchands de biens ou aménageurs fonciers afin de soutenir la demande.
Les records du crowdfunding immobilier
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2020, le secteur du crowdfunding dans sa globalité a dépassé le milliard d’euros collectés en France (1). Un volume important et en forte croissance, mais qui ne représente encore qu’une goutte d’eau face à l’océan d’épargne des Français.
Les obligations sont les stars du secteur : l’an passé, elles représentaient plus de 660 millions d’euros, suivis de loin par les prêts rémunérés qui totalisaient 56 millions d’euros. Dans ce secteur, c’est bien le crowdfunding immobilier qui tire sont épingle du jeu, en regroupant 75 % des montants collectés sous forme de prêts.
Entre 2019 et 2020, le secteur du crowdfunding immobilier a connu une augmentation de 35 %, avec 505 millions d’euros collectés (2). Plus que le nombre de projets, c’est l’enveloppe financée qui progresse. La profondeur de marché est telle que les plateformes de financement participatif immobilier font preuve de sélectivité. Le résultat est d’ailleurs sans appel : le taux de défaut global n’atteint que 0,16 % et beaucoup de plateformes n’en connaissent aucun.
Les investisseurs l’ont bien compris et sont toujours plus nombreux à vouloir participer aux projets. Les acteurs de l’immobilier considèrent désormais les plateformes comme des interlocuteurs incontournables.
