Newsletter

De la croissance sous le sapin

Rédigé par Victor Nivet
De la croissance sous le sapin

Ce qui s'est passé cette semaine

Bureau d'une chambre étudiante

Espagne : un besoin criant de logements étudiants

En Espagne, trouver un logement quand on est étudiant peut vite relever du casse-tête. Il manquerait à ce jour environ 335 000 places dans les résidences étudiantes, un déficit qui ne devrait pas être résorbé avant 2029-2030. Concrètement, seuls 7 % des étudiants peuvent être logés dans des résidences dédiées, contre près de 20 % en moyenne en Europe. Pour combler ce retard, les chiffres sont parlants : entre 15 et 24 milliards d’euros seraient nécessaires. Le parc actuel dépasse à peine les 106 000 lits, et les projets déjà lancés (moins de 26 000 places supplémentaires d’ici 2028) ne suffiront pas. Face à cette situation, les investisseurs commencent à revenir : en 2025, les montants engagés ont plus que doublé, portés notamment par de grosses opérations de rachat.

Mais le problème dépasse largement les campus. Faute de logements adaptés, les étudiants se tournent vers le marché locatif classique, notamment dans les grandes villes universitaires comme Madrid, Barcelone ou Valence. Une situation qui contribue à maintenir un marché déjà tendu et illustre plus largement l’insuffisance de l’offre de logements face à une demande en hausse, bien au-delà du seul public étudiant.

Source : JLL



Panorama d'une zone industrielle

La croissance française s’offre une belle fin d’année

Et 2025 sera donc une (relativement) bonne année pour l’économie française. La croissance enregistre même une performance inattendue : l’Insee a relevé sa prévision de croissance à 0,9 % et estime même que l’année 2026 débuterait avec un acquis de croissance de 1 % (autrement dit, ce qui est déjà verrouillé). Un signal rassurant dans le contexte d’instabilité politique et budgétaire qui est devenu le new normal de l’économie tricolore.

Cette amélioration repose d’abord sur le retour de l’investissement des entreprises, puis sur la consommation des ménages dans une proportion plus modeste. L’inflation est mieux maîtrisée et le climat de confiance s’est légèrement amélioré, même si les salaires progressent peu. Certes, l’économie française n’est pas la meilleure élève européenne mais dans le contexte actuel, elle s’en sort honorablement.

Source : Insee



Graphique montrant les 5 stations de ski les plus chères au mètre carré (immobilier)

Immobilier : les stations de ski continuent de grimper

C’est une exception, c’est français. Les stations de ski semblent échapper aux dynamiques du marché immobilier dans sa globalité. En six mois, les prix y ont progressé de 3,5 %, contre 2,2 % au niveau national. Le mètre carré dépasse désormais 4 000 € en moyenne, et plus de 5 800 € dans les grandes stations alpines, avec des sommets à Val d’Isère et Courchevel. L’écart se creuse entre stations de haute et de basse altitude, les premières attirant davantage d’acheteurs.

Cette résistance s’explique par un marché porté avant tout par le plaisir et l’usage, moins sensible aux taux et à l’incertitude économique. Si des stations plus accessibles subsistent, notamment dans le Massif central ou les Vosges, la question énergétique est en toile de fond : rappelons que plus d’un quart des logements de montagne restent classés comme passoires thermiques.

Source : FNAIM



Quoi de neuf sur les marchés ?

🏦 Banques centrales et inflation au cœur des marchés. Cette semaine, les investisseurs ont navigué entre décisions monétaires et indicateurs clés : baisse de taux actée au Royaume-Uni, statu quo confirmé en zone euro, hausse au Japon. Aux États-Unis, le ralentissement de l’inflation à 2,7 % en novembre a rassuré les marchés sur la trajectoire des taux.

📊 Des marchés volatils mais orientés à la hausse. À Paris, le CAC 40 a beaucoup hésité autour des 8 100 points avant de s’installer en territoire positif. Porté par Wall Street et un discours plus confiant de la BCE, l’indice termine la semaine en hausse (environ 1 %) dans une ambiance plus calme à l’approche des fêtes et avec des volumes en baisse.

Entreprises : contrastes et coup de projecteur sur la Juventus. Sanofi a chuté après un échec clinique, tandis que Tesla a atteint un record grâce aux tests de voitures autonomes. Côté italien, la famille Agnelli a rejeté une offre d’environ 1,1 milliard d’euros du groupe crypto Tether pour racheter la Juventus. Un refus qui montre sa volonté de garder le contrôle d’un club en reconstruction, mais qui révèle surtout qu’en dépit de ses difficultés sportives et financières, la Juventus reste un actif convoité et valorisé à plus d’un milliard d’euros.



Abonnez-vous à la newsletter