Revue de Presse

Le financement participatif ne connaît pas la crise

Rédigé par Victor Nivet
Le financement participatif ne connaît pas la crise

L’année 2020 a été un bon millésime pour le crowdfunding. En période de pandémie où les Français sont restés coincés à la maison et collés à leurs écrans, cette façon d’investir en ligne pour financer un projet a fait un tabac. Publié en février, le baromètre 2020 élaboré par Financement Participatif France (FPF) représentant des acteurs du secteur et le groupe d’audit Mazars France fait état d’une collecte record de 1,02 milliard soit une hausse de 62 % par rapport à 2019. « En ces temps d’épidémie, le financement participatif a démontré la pertinence de son modèle, combinant le digital, la transparence et l’agilité », se félicite Bertrand Desportes, associé chez Mazars France.

La partie « placement » du crowdfunding comprenant le prêt rémunéré (crowdlending) et l’investissement dans le capital d’une société (crowdequity) se porte bien puisqu’elle a représenté 78,5 % de la collecte avec des progressions pour chaque catégorie de 45,8 % et 43 %. « L’an passé, on a constaté un report des investisseurs particuliers des prêts aux PME vers l’equity, c’est-à-dire l’apport de fonds propres à une société, et notamment vers le financement d’opérations immobilières. Ces actifs réels ont été davantage privilégiés depuis le début de la crise sanitaire », relève David Peronnin, dirigeant de la plate-forme ClubFunding.

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