Hausse de la CSG au 1er janvier 2026 : qui est concerné et pourquoi ?
Depuis le 1er janvier 2026, la CSG (Contribution Sociale Généralisée) est relevée sur certains revenus du capital, marquant une nouvelle étape dans l’évolution des prélèvements sociaux. Cette hausse concerne principalement les épargnants et investisseurs percevant des revenus financiers, tandis que les taux applicables aux salaires et aux pensions de retraite demeurent inchangés. Cette évolution de la fiscalité 2026 concerne les revenus financiers soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU). Décryptons ensemble les impacts de cette hausse sur vos investissements.
Flat tax (PFU) : comment fonctionne-t-elle sur les revenus financiers ?
La flat tax, également appelée PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), est un mode d’imposition instauré par la loi de finances pour 2018. Elle a pour objectif de simplifier et d’unifier la fiscalité applicable à certains revenus de capital. Concrètement, la flat tax repose sur un taux unique d’imposition à 30 % appliqué par défaut lors du versement ou de la réalisation du revenu.
La flat tax s’applique par défaut à la plupart des revenus financiers (dividendes, intérêts, coupons obligataires, plus-values mobilières), en dehors de certaines enveloppes fiscales spécifiques. Des produits comme l’assurance-vie, le PEL ou le PEA peuvent toutefois bénéficier de règles particulières selon leur ancienneté et les modalités de détention.
Certains produits d’épargne réglementée comme le livret A, le LEP, le livret jeune ou encore le LDDS sont exonérés de ce prélèvement forfaitaire, composé d’une part d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Chez ClubFunding, la flat tax s’applique par défaut aux investisseurs percevant des revenus de capitaux mobiliers, notamment les coupons issus d’obligations ou les dividendes d’actions. Elle constitue le régime fiscal de référence pour ces revenus financiers.
Les contribuables peuvent toutefois opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cette option s’avère plus avantageuse, notamment lorsque leur tranche marginale d’imposition est inférieure au taux d’impôt inclus dans la flat tax, fixé à 12,8 %.
La flat tax s’inscrit dans un cadre réglementaire clair, permettant aux investisseurs de mieux comprendre la fiscalité applicable à leurs revenus financiers et l’impact sur les rendements nets, sous réserve de leur situation fiscale personnelle.
LFSS 2026 : une réforme aux effets directs sur la flat tax
Fin 2025, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) était au cœur des débats parlementaires. Le texte a été adopté à une courte majorité le 9 décembre dernier.
La loi de financement de la Sécurité sociale issue de ce texte prévoit notamment une hausse de la CSG sur certains revenus du capital, dont le taux passe de 9,2 % à 10,6 %. Cette évolution entraîne mécaniquement une augmentation des prélèvements sociaux et, par extension, une hausse du taux global de la flat tax, qui passe de 30 % à 31,4 % en 2026 pour les revenus financiers concernés. Il s’agit de la première évolution du taux global du PFU depuis sa mise en place en 2018.
L’objectif affiché est de renforcer le financement de la Sécurité sociale, avec un rendement estimé à 2,7 milliards d’euros selon les évaluations parlementaires.
CSG : que finance-t-elle ?
La CSG finance une partie de la protection sociale en France, notamment l’assurance maladie et les prestations familiales. Elle s’applique aux revenus d’activité comme aux revenus du capital.
Composition de la flat tax en 2026 : détail des taux
Ce taux global s’applique aux revenus financiers soumis au prélèvement forfaitaire unique. Certains placements relèvent de régimes fiscaux spécifiques.
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Avant le 1er janvier 2026
À partir du 1er janvier 2026
Impôt sur le revenu
12,8 %
12,8 %
CSG
9,2 %
10,6 %
CRDS
0,5 %
0,5 %
Prélèvement de solidarité
7,5 %
7,5 %
Total
30 %
31,4 %
Hausse de la flat tax : quelles conséquences pour les investisseurs ?
La hausse du taux global de la flat tax à 31,4 % impacte directement les revenus financiers soumis au PFU, en augmentant la part des prélèvements sociaux. Cette évolution concerne notamment les dividendes, intérêts et coupons obligataires.
À rendement brut constant, le revenu net perçu par l’investisseur diminue légèrement.
Cette hausse n’a pas d’impact sur le rendement brut des investissements, mais uniquement sur le montant net perçu après fiscalité.
Cette hausse n’a pas d’impact sur le rendement brut des investissements, mais uniquement sur le montant net perçu après fiscalité.
Exemple chiffré : impact de la flat tax 2026 sur un investissement
Un investisseur investit 10 000 € dans un produit structuré offrant un coupon annuel de 10 %.
Sous réserve que le produit remplisse les conditions contractuelles prévues, il perçoit 1 000 € de revenus bruts sur une année.
Avec une flat tax à 30 %, le coupon annuel net s’élevait à environ 700 €
Avec une flat tax portée à 31,4 %, le coupon annuel net perçu est désormais d’environ 686 €
Le rendement brut reste inchangé, mais le montant net perçu diminue sous l’effet de la fiscalité 2026.
Cet exemple est donné à titre illustratif. Le traitement fiscal dépend de la situation personnelle de chaque investisseur et des caractéristique du produit concerné.
Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à entrer en contact avec nos experts.
FAQ – Flat tax, CSG et fiscalité des investissements en 2026
Tous les placements sont-ils concernés par la hausse de la flat tax ? Non. La hausse concerne uniquement certains revenus du capital soumis au prélèvement forfaitaire unique. Des placements bénéficiant de régimes fiscaux spécifiques (PEA, assurance-vie selon ancienneté, dispositifs de défiscalisation) ne sont pas concernés.
Cette hausse modifie-t-elle le rendement brut des investissements ? Non. Le rendement brut des investissements reste inchangé. Seul le montant net perçu peut être affecté par l’évolution de la fiscalité.
À partir de quand la nouvelle fiscalité s’applique-t-elle concrètement ? La hausse s’applique aux revenus du capital perçus à compter du 1er janvier 2026, indépendamment de la date de souscription de l’investissement.
À quoi sert la CSG ? La CSG (Contribution sociale généralisée) sert à financer une partie de la protection sociale en France. Elle contribue notamment au financement de l’assurance maladie et des prestations familiales. Elle s’applique à la fois aux revenus d’activité, comme les salaires, et aux revenus du capital, comme les revenus financiers.