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Immobilier locatif : vers un désengagement des Français ?

Rédigé par Victor Nivet
Immobilier locatif : vers un désengagement des Français ?

Ce qui s'est passé cette semaine

Toits d'appartements haussmanniens

Un désengagement de l’immobilier locatif des Français ?

Selon la dernière enquête BPCE, les propriétaires bailleurs sont désormais plus nombreux à vouloir quitter le marché locatif (25 %) qu’à investir (23 %), renversant la dynamique observée en 2022. Fiscalité jugée lourde, gestion exigeante et coûts de rénovation énergétique figurent en tête des motifs cités. Les plus de 75 ans sont particulièrement enclins au retrait (36 %). Parallèlement, la recherche de rentabilité perd du terrain, tandis que les motivations patrimoniales (retraite et transmission) demeurent centrales.

Cette contraction de l’offre locative privée pourrait accentuer les tensions sur le logement. Mais le désengagement d’une partie des bailleurs contribuera aussi à remettre davantage de biens en vente, fluidifiant un marché résidentiel immobile depuis deux ans. Ce retour de volumes pourrait soutenir la reprise des transactions, pour les professionnels comme pour les acquéreurs de résidence principale.

Sources : Observatoire BPCE



Bâtiment dans le quartier de Bercy (Paris XII)

Impôts : un boom des recettes... mais une confiance fiscale au plus bas

Bonne nouvelle pour la DGFIP : les recettes de l’impôt sur le revenu ont fortement progressé en 2024. Merci qui ? Les dividendes, dont les versements ont bondi de 32 % avant l’entrée en vigueur, en 2025, de la Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR). Pour mémoire, cette nouvelle contribution, distincte du barème de l’impôt sur le revenu, garantit un taux minimal d’imposition de 20 % pour les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros pour un célibataire ou 500 000 euros pour un couple.

Côté imposition au barème, la faible revalorisation des tranches a fait entrer 900 000 foyers supplémentaires dans l’imposition. Mais cette dynamique contraste avec l’opinion des contribuables : 78 % jugent la fiscalité trop élevée et 71 % doutent de la bonne utilisation des fonds publics, un niveau de défiance en hausse depuis 2021.

Cette situation illustre la réactivité des contribuables face aux évolutions fiscales : « À chaque fois qu’un texte fiscal évolue, que des seuils changent ou que de nouvelles impositions apparaissent, les contribuables adaptent leur stratégie », rappelle la DGFiP aux Echos. Les Français, pro de l’optimisation ? On les comprend.

Sources : Direction générale des Finances publiques, Conseil des prélèvements obligatoires



Graphique comparant la valorisation de Revolut et celle des grandes banques européennes

Revolut propulsée à 75 milliards de dollars

Revolut atteint une valorisation record de 75 milliards de dollars après une nouvelle opération financée par plusieurs grands fonds américains, dont NVentures. La fintech dépasse désormais des banques européennes comme Crédit Agricole ou Deutsche Bank. Forte de plus de 65 millions de clients et d’un bénéfice avant impôt porté à 1,4 milliard en 2024, elle poursuit son développement international et renforce sa gouvernance, tout en restant en attente de sa licence bancaire britannique. Revolut étend son offre vers le crédit, l’épargne, l’assurance et les cryptoactifs, et mise sur l’IA pour structurer sa prochaine phase de croissance.

Sources : Revolut, Bloomberg, Les Echos



Quoi de neuf sur les marchés ?

📈 Un début de semaine animé. Les marchés américains ont fortement rebondi, portés par l’espoir d’une baisse des taux par la Fed. Alphabet a tiré tout le secteur tech vers le haut, entraînant Broadcom, Micron, Palantir, AMD, Meta ou encore Nvidia. À l’inverse, la Bourse de Paris a reculé, même si le CAC 40 conserve une solide progression depuis le début de l’année.

📉 Ralentissement économique aux États-Unis. Une série de statistiques publiées avec retard du fait du shutdown montre un ralentissement de la consommation et une inflation toujours sous contrôle. Ces signaux renforcent l’idée que la Fed pourrait abaisser ses taux dès décembre. Wall Street a salué ces perspectives.

🦃 Une fin de semaine au ralenti. À l’approche de Thanksgiving, l’activité boursière s’est essoufflée : Wall Street fermée, volumes réduits, et un marché très attentif aux anticipations de politique monétaire. En France, le CAC 40 évolue autour des 8 100 points mais globalement sans direction en l’absence d’actualités majeures. L’Europe se tourne désormais vers les chiffres d’inflation.



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