Votre épargne face à la crise : quel comportement adopter ?
Les bourses mondiales sont en berne, la BCE adresse un avertissement aux économies européennes, certains secteurs subissent la chute de la demande, et surtout, l’inquiétude monte sur l’idée d’une crise économique à venir. Dans la presse, les comparaisons avec la crise de 2008 se multiplient, alors même qu’il s’agit d’un choc exogène au système financier. Mais que savons-nous réellement pour le moment, et comment réagir ?
Face à une situation en constante évolution et génératrice d’incertitudes quant à son issue, la meilleure attitude reste celle de la patience. S’il est probable que l’activité économique continuera de ralentir jusqu’à l’été, tous les scenarii sont envisageables, y compris celui d’une sortie de crise efficace dans les mois à venir. Alors, ne pas paniquer : plus facile à dire qu’à faire ? Vous observez déjà un impact direct sur votre épargne et vous vous interrogez sur la meilleure démarche à adopter ?
Cette réaction est légitime. Cependant, les marchés financiers réagissent par nature fortement au contexte global et aux annonces politiques, à la hausse comme à la baisse. Alors que nous sommes au cœur de la crise, la situation n’étant pas stabilisée, la meilleure posture reste celle de la patience.
ClubFunding : quel impact sur mon portefeuille ?
Les équipes de ClubFunding sont mobilisées et suivent l’évolution de la situation. Un accompagnement renforcé a été mis en place afin de suivre quotidiennement les entreprises. À ce stade, l’activité se poursuit et aucun signe de ralentissement ni impact négatif n’est à recenser. Nous tâcherons évidemment de vous tenir informés de manière régulière de l’évolution de la situation.
En faisant le choix du crowdfunding immobilier, vous avez fait un choix raisonnable. Le financement participatif contient, comme tout investissement, un certain nombre de risques financiers incompressibles (illiquidité et risque de perte en capital). Néanmoins, l’investissement immobilier a l’avantage de pouvoir relativement absorber un éventuel choc : les prix peuvent baisser mais ne chutent pas, à l’inverse d’autres produits financiers plus volatiles. De plus, face à une situation très mouvante, aucun constat prévisionnel ne saurait être dressé quant à l’issue de la crise face à laquelle nous restons vigilants.
Les petites et moyennes entreprises sont pour leur part les plus exposées à un ralentissement économique. Dans cette situation, le gouvernement semble fortement mobilisé et des mesures d’accompagnement ont déjà été annoncées pour soutenir leur activité.
Les entreprises et salariés français : un soutien « quoi qu’il en coûte »
Le président de la République l’a répété trois fois en s’adressant aux Français : le soutien à l’économie dans cette période de crise se fera « quoi qu’il en coûte ». Traduisez : au détriment de la rigueur budgétaire, peut-être, mais au bénéfice des entreprises les plus exposées aux conséquences de ce ralentissement économique.
À court terme, l’oxygène nécessaire à la survie de certaines PME passera par un report du paiement des cotisations et impôts dus au mois de mars, « sans justifications, sans formalités, sans pénalités ». L’Élysée a également évoqué d’éventuelles mesures de rééchelonnement voire d’annulation qui devront être précisées. S’en accompagnera un dispositif « exceptionnel et massif » de chômage partiel : jeudi, 3 600 entreprises avaient déjà fait une demande d’activité partielle pour près de 60 000 salariés. Le dispositif devrait être approfondi, tout comme le soutien à la trésorerie : Bercy a annoncé des garanties publiques, jusqu’à 90 %, aux entreprises demandant à leur banque un crédit.
À long terme, le chef de l’État a déjà annoncé vouloir un « plan de relance français et européen ». Les entreprises et les salariés sont les priorités de l’exécutif, qui considère que la solidarité nationale et la protection sociale française joueront un rôle important dans les mois à venir.
