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L'immobilier européen est-il plus solide qu'avant ?

Rédigé par Victor Nivet
L'immobilier européen est-il plus solide qu'avant ?

Ce qui s'est passé cette semaine

Appartements haussmaniens

Immobilier européen : plus grand mais aussi plus prudent

Plus de 2 000 milliards d'euros. C'est la valeur des immeubles détenus en Europe par les investisseurs institutionnels, un record recensé pour la première fois par les deux grandes associations du secteur dans leur premier rapport commun. Derrière ce chiffre, deux types d’acteurs majeurs : les sociétés immobilières cotées en Bourse et les fonds privés où placent assureurs et fonds de pension. En vingt ans, le patrimoine des premières a plus que triplé, celui des seconds a quasiment quintuplé.

Plus intéressant que la taille : la prudence. Ces acteurs ont retenu la leçon de 2008. À l'époque, la dette pouvait financer 40 à 44 % de la valeur de leurs immeubles. Aujourd'hui, on tombe à 25 % pour les fonds privés et 39 % pour les sociétés cotées. Quand les taux d'intérêt ont bondi entre 2022 et 2024, le secteur a encaissé le choc sans brader ses biens dans l'urgence.



Drapeau espagnol hissé devant un immeuble

Espagne : un premier semestre très dynamique pour l’immobilier

Au premier semestre 2026, l'immobilier professionnel espagnol a attiré les capitaux presque partout. Les hôtels mènent le bal avec 2,5 milliards d'euros investis (+36 % sur un an), dont près de la moitié aux Canaries et aux Baléares. Les bureaux retrouvent leur niveau d'avant-Covid, avec 1,6 milliard engagé (+37 %). Même les boutiques des grandes rues commerçantes reviennent en grâce, avec 245 millions (+45 %).

Un même ressort explique cet emballement : les biens à vendre manquent cruellement. Dans les meilleurs emplacements de Madrid et Barcelone, à peine 2,5 % des locaux sont vides et les loyers montent. En conséquence, les acheteurs se disputent les actifs les plus recherchés et acceptent un revenu locatif plus faible au regard du prix payé. La demande déborde vers Valence, Malaga ou Saragosse. Sur les bureaux, l'Espagne fait bien mieux que la moyenne européenne (+13 %).



Quartier de Wall Street à New York

Banques américaines : le trading d'actions fait des étincelles

Deuxième trimestre record pour les grandes banques de Wall Street. JPMorgan, Goldman Sachs, Bank of America et Citigroup ont dégagé à elles seules 19,4 milliards de dollars de recettes sur le courtage d'actions, soit l'achat et la revente de titres pour leurs clients et pour leur compte. C'est 72 % de plus qu'un an plus tôt. Ensemble, les quatre banques affichent 42,7 milliards de dollars de bénéfice net sur le trimestre.

D'où vient cette manne ? De marchés agités. Les fortes secousses sur les valeurs liées à l'intelligence artificielle et l'entrée en Bourse géante de SpaceX ont gonflé les volumes d'échanges. Or, les banques se rémunèrent à chaque transaction. Reste que ces revenus dépendent de l'humeur des marchés, qui souffle le chaud et le froid. Une telle embellie ne se répète pas à tous les trimestres.



Quoi de neuf sur les marchés ?

📉 La tech retient son souffle. Après des mois de hausse, les fabricants de puces ont dévissé. Vendredi, Tokyo a perdu plus de 4 % et Séoul 6 %, soit 6,4 % et 8,8 % sur la semaine. Malgré un bénéfice record de TSMC, SanDisk et Western Digital ont chuté. IBM a même perdu 25 % en une séance, plus qu'au krach de 1987, sur des ventes décevantes. Les investisseurs doutent du rythme d'adoption de l'intelligence artificielle après une envolée depuis janvier.

🛢️ Le pétrole se tend avec l'Iran. L'escalade entre Washington et Téhéran a pesé toute la semaine. Après un nouveau blocus des ports iraniens et de nouvelles frappes, le baril de Brent tourne autour de 85 dollars.

🏦 L'inflation américaine ralentit. Les prix y ont connu leur plus faible hausse mensuelle depuis six ans, surtout grâce à l'énergie, confortant l'attente d'une banque centrale à l'arrêt le 29 juillet. Côté résultats, le luxe a rebondi après les bons chiffres de Richemont, entraînant LVMH, Kering et Hermès, et ASML a relevé ses prévisions.

Note : revue arrêtée vendredi midi, les marchés ont pu évoluer depuis.



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