L'ombre de Zucman


L'immobilier mise de plus en plus sur le bien-être
C’est un secteur qui explose. L’économie du bien-être pèse désormais 6,8 trillions de dollars. C’est 35 % de plus qu’en 2019. Le secteur pourrait peser 9,8 trillions d’ici 2029. Et la locomotive ne sont autres que l’immobilier du bien-être, en plein boom (+19,5 % par an sur 2019-2024) et la santé mentale (+12,4 % par an sur la même période). Les consommateurs basculent vers la prévention : mieux vivre, mieux respirer, mieux dormir, plutôt que soigner après coup. Résultat : le bien-être pèse déjà 60 % des dépenses mondiales de santé, et tire dans son sillage tourisme, spas, retraites longévité et solutions non-médicamenteuses.
➡️ En clair, la demande pour des espaces qui améliorent la santé et le confort devient centrale. Logements mieux ventilés, lieux hybrides mêlant hébergement, sport, relaxation ou soins préventifs… Ces actifs captent une demande profonde et durable, renforcée par le vieillissement de la population et la généralisation de l’approche “vivre mieux, plus longtemps”. L’immobilier qui apporte du bien-être se positionne comme un segment résilient, différenciant et en forte croissance pour les années à venir.
Source : Global Wellness Institute

L'ombre de Zucman
Complexe, inégalitaire et inefficace : le ton est donné par le CPO (Conseil des prélèvements obligatoires) qui juge la fiscalité du patrimoine en France inadaptée. L’institution appelle à une refonte majeure du système qui favorise paradoxalement les plus hauts patrimoines. Concrètement, les ménages les plus fortunés supportent un taux réel dégressif. Mais le CPO ne se contente pas de dénoncer, il nomme les impôts qui posent le plus problème : la taxe foncière, les droits de succession, les taxes immobilières et la fiscalité de l’assurance-vie. En clair, leur proposition consiste en un big bang fiscal : élargir les assiettes, réduire les taux, revoir les exemptions, mieux taxer les patrimoines transmis ou logés dans des holdings, voire recréer un impôt sur la fortune modernisé.
➡️ Avec son rapport “Corriger les principales distorsions de l'imposition du patrimoine”, le CPO s’inscrit dans une séquence plus large. On est désormais habitué aux débats sur la fiscalité du patrimoine : entre la taxe Zucman qui a occupé l’espace politique à la rentrée et la prise de conscience autour de la transmission générationnelle qui s’annonce, la refonte de la fiscalité française semble indispensable. Sans compter sur le niveau de dette et l’état des finances publiques françaises. Il reste deux budgets à voter avant 2027 mais nul doute que ce sujet sera au cours des débats de l’élection présidentielle à venir.
Source : Conseil des prélèvements obligatoires

Relancer le secteur du logement : les sénateurs en font leur sujet
Deux sénateurs LR ont déposé une proposition de loi pour relancer le logement. En bref : un texte très large (logements sociaux, construction neuve, rénovation, foncier, lutte contre les squats) qui assouplit certaines obligations de production de logements sociaux et renforce le rôle des maires. Concrètement, il vise à soutenir les bailleurs, accélérer la construction et mieux maîtriser le foncier. L’avenir du texte est incertain, mais il semblerait que le Législateur s’emparer enfin du sujet avec une orientation politique claire : remettre la construction et la rénovation au cœur de la stratégie nationale du logement. Les auteurs affichent des objectifs ambitieux (cf. graphique ci-dessus).
Quoi de neuf sur les marchés ?
📉 Les marchés ont évolué cette semaine dans un climat de prudence. Entre une inflation européenne qui remonte légèrement, un chômage américain qui s’affaiblit et un ralentissement visible de l’industrie, les investisseurs ont alterné entre hésitations et reprises. La perspective d’une baisse des taux de la Fed est devenue le fil directeur : chaque indicateur d’activité faible est désormais interprété comme un signal favorable pour un assouplissement monétaire rapide.
✈️ Plusieurs valeurs ont animé la semaine. Airbus a été secoué par des problèmes techniques sur l’A320, entraînant une forte volatilité du titre. Hugo Boss a plongé sur fond de tensions internes. À l’inverse, Intel a profité de rumeurs de partenariat avec Apple, et Boeing a rassuré les marchés en annonçant une montée en cadence de ses livraisons. Les banques françaises ont aussi bénéficié de la tension récente sur les taux.
📊 Le CAC 40 reste globalement stable, oscillant autour de 8 100 points malgré des séances contrastées. Aux États-Unis, les chiffres sur l’emploi, en net ralentissement, renforcent l’idée d’une baisse imminente des taux. Désormais, toute l’attention se tourne vers la réunion de la Fed la semaine prochaine.