Recettes fiscales en hausse : une bonne nouvelle pour la France ?


🏢 Moins de télétravail… au profit de la qualité des bureaux ?
Depuis le pic du télétravail post-Covid, un léger recul s’amorce : selon JLL, les salariés français télétravaillent aujourd’hui en moyenne 1,3 jour par semaine contre 1,5 un an plus tôt. Certaines entreprises – à l’image de la Société Générale – imposeront dès 2026 quatre jours de présence hebdomadaire au bureau. Sans revenir totalement sur le télétravail, devenu un acquis social, les directions souhaitent encadrer davantage sa pratique. Objectifs : renforcer la cohésion d’équipe et lisser la fréquentation hebdomadaire, alors que les mardis et jeudis restent surchargés. Cette évolution s’accompagne d’attentes fortes de la part des salariés : horaires flexibles, qualité de vie au travail, ou encore meilleures prestations sur site.
Quel impact pour le marché de bureaux ? Les travailleurs souhaitent de meilleures prestations sur site ? Qu’à cela ne tienne. Les bureaux centraux, bien desservis et de qualité restent les plus recherchés. Si la tendance n’est pas à l’extension des surfaces pour les entreprises, elle est tournée vers la transformation des bureaux. Résultat : les immeubles rénovés dans les zones prime affichent des taux de vacance très faibles (de l'ordre de 0,6 % pour Gecina par exemple), tandis que les actifs périphériques souffrent davantage.

🇪🇸 Espagne : les acheteurs étrangers dopent le marché immobilier
Le marché résidentiel espagnol enregistre un niveau record de transactions portées par des acheteurs étrangers. D’après le ministère du Logement, plus de 133 000 logements ont été acquis par des non-résidents sur un an, soit 18 % de l’ensemble des ventes — un sommet depuis le début de la série statistique en 2006. Cette dynamique représente une hausse de 38 % par rapport à 2019, bien au-delà du rebond constaté chez les acheteurs espagnols (+28 % sur la même période). Selon CaixaBank Research, la demande de logements par les étrangers non-résidents pèsent désormais près de 8 % des ventes, contre 2,9 % en 2007, confirmant une tendance structurelle de fond depuis la crise immobilière.
Faut-il investir en Espagne ? L’Espagne confirme son attractivité auprès d’une clientèle étrangère à la recherche de résidences secondaires, d’actifs patrimoniaux ou de placements locatifs. Cette pression sur la demande, concentrée dans les zones les plus touristiques ou les grandes métropoles, alimente la résilience des prix et renforce le potentiel de valorisation sur certains actifs premium.

Une bonne nouvelle ?
Les recettes fiscales françaises ont augmenté de 3,8 % entre le premier semestre 2024 et le premier semestre 2025. Pas franchement de quoi résorber le déficit public, mais c’est déjà ça de pris.
Et justement, qui a contribué massivement ? Cette hausse est en partie due à l’augmentation des taxes sur la consommation d’énergie (les recettes sont passées de 2,5 à 6,2 milliards d’euros). Les ménages français sont restés plutôt prudents : au premier semestre, la collecte de TVA a diminué de 1,1 %. En clair : les Français ont moins consommé.
Et ça pourrait se ressentir dans la croissance en 2025. L’Insee a relevé sa prévision de croissance pour la France de 0,6 % à 0,8 % - bien loin derrière la zone euro attendue à 1,4 %. En cause : un manque de consommation et d’investissement des entreprises, qui ne goûtent guère l’instabilité politique.
Quoi de neuf sur les marchés ?
🇺🇸 La Tech américaine continue de déjouer les pronostics. Alors que septembre est souvent difficile pour les marchés, les résultats spectaculaires d’Oracle ont redonné confiance aux investisseurs. En parallèle, la perspective d’une baisse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale alimente l’optimisme. Revenus solides et détente monétaire : tous les voyants sont au vert pour les actions.
📊 Oracle, donc, a particulièrement marqué les esprits avec une valorisation dépassant désormais 850 milliards de dollars. D’autres acteurs, comme Broadcom ou TSMC, confirment eux aussi leur rôle clé dans la vague d’investissements liés à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs. Ces entreprises, parfois moins médiatisées que les géants de la Tech, n’en deviennent pas moins des poids lourds mondiaux.
🖥️ Cet environnement favorable stimule également les grandes manœuvres financières. Microsoft a renforcé ses capacités IA via un accord avec Nebius, tandis qu’ASML est entrée au capital de Mistral AI, valorisant la startup française à 14 milliards. Même le secteur minier s’anime, avec la fusion d’Anglo American et Teck Resources. Les marchés parient désormais sur plusieurs baisses de taux dès cette année, la première pouvant intervenir dès mercredi, sous l’œil attentif de Jerome Powell.
Pour prolonger la lecture
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* MEILLEURTAUX - Immobilier : le non-respect persiste dans un tiers des annonces
* FRANCE BLEU - Économie : la croissance en légère hausse en 2025 mais les Français restent pessimistes