Tech européenne : le réveil après trois ans de creux


🏠 Immobilier francilien : un rebond sous surveillance
C’est une progression notable et qu'on n’avait pas vue depuis deux ans. Les ventes de logements anciens franciliens augmentent de +13 % sur un an au troisième trimestre 2025. Les prix, eux, restent globalement stables (+0,4 %). La grande gagnante de cette reprise, c’est la maison individuelle (+17 % sur un an, +25 % dans les Yvelines), suivie par les appartements (+12 %), notamment en Seine-Saint-Denis (+20 %). À Paris, en revanche, les volumes demeurent faibles.
➡️ Les niveaux sont encore loin de ceux de 2021 et 25 % inférieurs à ceux de 2022, mais c’est un premier signe de normalisation du marché. Une dynamique portée par un repli global des taux et un crédit plus souple. Les incertitudes fiscales et réglementaires ne permettent pas encore de relancer pleinement l’investissement des particuliers, mais les bases sont posées.
Source : Notaires du Grand Paris

🇪🇸 Immobilier espagnol : un record de ventes en 18 ans
Changement d’ambiance et directement la péninsule ibérique. En septembre, ce sont plus de 63 000 logements qui ont été vendus en Espagne. On parle non seulement d’une hausse de +3,8 % sur un an, mais surtout d’un niveau inédit depuis 2007 pour un mois de septembre. Le marché du neuf est particulièrement dynamique avec une hausse des transactions (+10,8 %, 13 823 transactions), à son plus haut niveau pour un mois de septembre depuis 2010.
➡️ L’Andalousie, la Communauté valencienne et la Catalogne et Madrid figurent parmi les régions les plus solides. Cette solidité du marché espagnol contraste avec la morosité observée ailleurs en Europe. L’Espagne bénéficie d’un environnement de taux plus stable et d’un attrait persistant pour l’immobilier résidentiel.

⏰ Tech européenne : le réveil après trois ans de creux
Selon le dernier rapport du fonds de capital-risque britannique Atomico, la tech européenne retrouve de l’élan. En 2025, les montants levés devraient atteindre 44 milliards de dollars, près de 27 700 entrepreneurs ont créé leur startup et 28 nouvelles licornes ont vu le jour (portant le total à 413). Le Royaume-Uni demeure le principal moteur de cette dynamique (14,4 Md$ levés), devant l’Allemagne (7,4 Md$) et la France (6,1 Md$). La deeptech (quantique, cybersécurité, spatial) concentre désormais près de 40 % des investissements.
➡️ Ce rebond laisse deviner une normalisation post-crise du secteur. Mais des défis persistent : fragmentation du marché européen, faiblesse du nombre d’introduction en Bourse et retard face aux États-Unis (177 Md$ investis). Mais Atomico appelle à une stratégie commune : simplifier la fiscalité, mobiliser les fonds institutionnels et fluidifier les règles européennes. L’Europe retrouve son dynamisme entrepreneurial, mais pour transformer l’essai, elle doit encore devenir un véritable marché unifié de l’innovation.
Source : Atomico
Quoi de neuf sur les marchés ?
🇺🇸 Les marchés ont connu une semaine agitée, dominée par l’attente des résultats de Nvidia et par les signaux contradictoires de l’économie américaine. Entre l’absence de certaines statistiques clés et le débat persistant autour d’une éventuelle baisse des taux par la Fed, les investisseurs ont alterné prudence et accès de nervosité. Les géants de l’IA et plusieurs indices boursiers, du CAC 40 au Nasdaq, ont enchaîné les reculs, jusqu’à provoquer l’un des retournements les plus brutaux récents sur le S&P 500.
📊 Dans ce contexte, plusieurs actualités ont amplifié la volatilité. La Commission européenne a lancé des enquêtes visant AWS et Microsoft Azure. À l’inverse, le rebond ponctuel des valeurs tech ont ramené un peu d’optimisme. Mais les marchés restent sensibles : l’absence de données officielles sur l’emploi américain, reportées à cause du shutdown, complique la tâche de la Fed.
🤖 Le tournant de la semaine est venu de Nvidia, qui a publié des résultats records, confirmant une demande massive en puces pour l’IA. Ce soulagement a brièvement soutenu les indices européens, avant que les inquiétudes sur une potentielle bulle technologique ne reprennent le dessus. Avec une Fed contrainte de décider sans données fraîches et des valorisations déjà très élevées, les marchés évoluent désormais au rythme des annonces, entre espoirs de rebond et risques de nouvelle correction.