Les produits structurés occupent une place croissante dans les stratégies des investisseurs français. Ils reposent sur des règles définies dès le départ et s’adaptent aux objectifs et au profil des investisseurs. Ce guide vous permet de comprendre leur fonctionnement, d’identifier les scénarios possibles et d’appréhender les risques associés afin de prendre une décision éclairée.
Comprendre les produits structurés

Produits structurés : de quoi parle-t-on exactement ?
Qu’est-ce qu’un produit structuré ?
Il se présente comme une solution d’investissement dont les conditions sont entièrement définies à l’avance : durée, objectif de rendement, mécanismes de protection de capital, scénarios de remboursement L’investisseur connait tous les paramètres de son investissement, dès sa souscription.
Pourquoi investir dans un produit structuré ?
Les produits structurés répondent à des objectifs précis. Certains prévoient contractuellement une protection partielle ou totale du capital, sous conditions définies à l'avance. D'autres permettent de rechercher du rendement sur des marchés difficilement accessibles via des placements classiques. Ils peuvent aussi être choisis en fonction d'actifs que l'investisseur connaît ou suit.
Ces caractéristiques ont un coût : la lisibilité des scénarios de gain s'accompagne de risques tout aussi définis, notamment la perte partielle ou totale du capital en cas d'évolution défavorable du sous-jacent. Comprendre ces mécanismes avant de souscrire est une condition préalable.
Qui peut investir dans un produit structuré ?
Longtemps distribués principalement aux investisseurs institutionnels, les produits structurés sont aujourd'hui accessibles à un plus large public. Ils s'adressent à des investisseurs qui cherchent à adapter leur exposition au risque selon leurs objectifs, à condition d'avoir pris connaissance des risques propres à chaque produit.
Comment fonctionnent les produits structurés ?
Un produit structuré s'articule autour de plusieurs caractéristiques, dont certaines varient selon le produit :
- Le montant de la collecte : C'est le montant cible fixé pour l'émission du produit. Une fois ce montant atteint, la souscription est clôturée. Le produit est ensuite émis à une date prédéfinie.
- Le sous-jacent : il peut s’agir d’actions cotées, de devises, d’indices boursiers, de matières premières… La performance de ce sous-jacent impacte directement le rendement du produit.
Dans ce cas, le produit structuré peut être soumis à deux types de mécanismes :
- le “best-of” : il retient la meilleure performance parmi les sous-jacents,
- le “worst-of” : il retient la moins bonne performance parmi les sous-jacents.
- Les dates de constatation : il s’agit de dates fixes auxquelles on observe l’évolution du et des sous-jacent(s) (fréquence trimestrielle, semestrielle, annuelle…). Selon le résultat, l’investisseur peut percevoir un rendement, récupérer son capital ou en perdre une partie, voire la totalité. Le capital peut aussi être remboursé in fine, à maturité.
📌 Exemple. Un produit structuré est émis le 3 janvier. Cette date sert de référence pour calculer les dates de constatation. Si la fréquence est trimestrielle, la première constatation aura lieu le 3 avril, la suivante le 3 juillet, et ainsi de suite.
- La maturité : elle correspond à la durée de vie maximale du produit, fixée dès le départ.
- L’objectif de rendement : souvent exprimé sous forme de coupons, versés périodiquement selon des modalités définies à la souscription. Le montant perçu par l'investisseur est proportionnel au capital investi.
- conditionnelle : les coupons sont versés uniquement si le sous-jacent est au-dessus d’un niveau défini à la date de constatation,
- inconditionnelle : les coupons sont versés indépendamment de la performance du sous-jacent. On parle alors de produit structuré à coupons garantis.
- Le seuil de protection du capital : Le seuil de protection du capital fixe la limite en dessous de laquelle la protection ne s'applique plus. Tant que le sous-jacent reste au-dessus de ce seuil à l'échéance, l'investisseur récupère l'intégralité de son capital.
📌 Exemple. Un investisseur investit 2 000 € dans un produit structuré à coupons garantis, adossé à l'action Burberry, avec une maturité d'un an et des constatations trimestrielles. L'objectif de rendement est de 12 % annuel, soit 3 % par trimestre. La barrière de protection du capital est fixée à -40 %. Le produit est émis le 3 janvier ; la première date de constatation a lieu le 3 avril.
À cette date, l'action Burberry affiche une baisse de 38 % par rapport à sa valeur initiale. La barrière de -40 % n'est pas franchie : la protection du capital tient. L'investisseur perçoit son coupon de 3 %, soit 60 €, et reste en droit de récupérer ses 1 500 € à maturité, sous réserve que le sous-jacent ne franchisse pas ce seuil d'ici là.
- L’airbag : il s’agit d’un mécanisme complémentaire, présent uniquement sur certains produits. Il intervient lorsque le sous-jacent franchit le seuil de protection : au lieu de subir la totalité de la perte enregistrée au-delà de ce seuil, l'investisseur n'en supporte qu'une partie, selon un ratio défini contractuellement. Ce mécanisme a lui-même une limite : si la baisse dépasse le seuil de l'airbag, la protection partielle cesse de s'appliquer.

Le produit structuré autocall
Il s’agit d’un type de produit structuré soumis à un mécanisme de remboursement anticipé.
Si la valeur du sous-jacent est supérieure ou égale à sa valeur initiale à la date de constatation, le produit est automatiquement rappelé. L’investisseur récupère la totalité du capital investi ainsi que le rendement via les coupons cumulés.
ClubFunding propose régulièrement des produits structurés autocall sur sa plateforme. Les caractéristiques de chaque produit (sous-jacent, maturité, objectif de rendement, seuil de protection) sont détaillées dans la fiche produit avant toute souscription.
Prendre connaissance des scénarios avant d’investir
Les paramètres définis à l'émission du produit (seuils, maturité, structure) déterminent à l'avance les conditions dans lesquelles l'investisseur peut percevoir un gain, récupérer son capital ou subir une perte. Les dates de constatation sont les jalons auxquels ces conditions sont vérifiées. Différents scénarios sont applicables :
- Scénario favorable à l'issue d'une date de constatation intermédiaire : le sous-jacent atteint les conditions de remboursement anticipé. L'investisseur récupère son capital et les coupons prévus.
- Scénario favorable à maturité : le sous-jacent ne remplit pas les conditions d'un remboursement anticipé mais termine au-dessus du seuil de protection à l'échéance. L'investisseur récupère son capital et éventuellement les coupons accumulés selon la structure du produit.
- Scénario médian : le sous-jacent affiche une performance négative mais reste au-dessus de la barrière de protection à l'échéance. L'investisseur récupère son capital, sans rendement.
- Scénario défavorable : le sous-jacent franchit le seuil de protection. L'investisseur subit une perte en capital proportionnelle à la baisse constatée au-delà de ce seuil.
ℹ️ À noter : Cette liste de scénarios est fournie à titre d’exemple et n’est pas exhaustive. Il est donc essentiel d’analyser les paramètres d’un produit structuré et d’évaluer sa tolérance aux risques au préalable.
Exemple : ALTITUD MATIÈRES PREMIÈRES
Appuyons-nous sur un produit structuré ClubFunding, proposé en septembre 2025.
📌 Un investisseur investit 3 000 € dans le produit structuré ALTITUD MATIÈRES PREMIÈRES. Ce produit est un autocall et un worst of, avec une maturité maximale de 36 mois. Le remboursement anticipé est possible dès la fin du deuxième trimestre (la fréquence d’observation est trimestrielle). Le seuil de protection du capital à l’échéance est fixé à -40 %. Il propose un rendement cible annuel de 20 % (soit 5 % par trimestre). Il est adossé à trois sous-jacents : Freeport McMoran, Agnico Eagle Mine et Wheaton Precious Metals, des entreprises spécialisées dans l’extraction de métaux précieux.
Quelques exemples de scénarios :
Scénario favorable à l’issue d’une date de constatation intermédiaire. Fin du trimestre 2. La performance du sous-jacent le moins performant est positive ou nulle depuis le lancement. Le produit structuré s’arrête et est remboursé par anticipation (le capital de 3 000 € est remboursé). L’investisseur perçoit également un coupon de 10 % (soit 300 € brut).
Scénario favorable à maturité. Au terme du produit, la performance du sous-jacent le moins performant est positive. Le produit structuré est remboursé dans sa totalité (le capital de 3000 € est remboursé). Les coupons, eux, ont été cumulés in fine à hauteur de 60 % (soit 1 800 € brut correspondant à un rendement annuel cible de 20 % sur 3 années).
Scénario défavorable. La performance du sous-jacent le moins performant dépasse le seuil de protection du capital et atteint -45 % par rapport à sa valeur initiale. Pour rappel, le seuil de protection du capital à l’échéance est fixé à -40 %. L’investisseur perd 45 % de son capital : cette perte correspond à l'intégralité des points de baisse enregistrée par rapport au niveau initial. Le capital de l’investisseur n’est que partiellement remboursé (il subit une perte de 1 350 €) et il ne percevra aucun coupon. Autrement dit, l’investisseur subit une perte identique à celle qu’il aurait supporté en investissant en direct dans le sous-jacent concerné, à savoir le moins performant.

Les acteurs des produits structurés
- L’émetteur. Il s’agit généralement d’une banque. Elle est garante de la bonne exécution du produit structuré.
- Le courtier. Intermédiaire entre l’émetteur et le distributeur. Il sollicite les banques émettrices pour obtenir des conditions de structuration, puis les soumet au distributeur.
- Le distributeur. ClubFunding Group en est un. Nous nous assurons de travailler avec des émetteurs de renom afin de proposer des produits structurés encadrés sur notre plateforme.
- L’investisseur. Il alloue son capital au produit structuré de son choix.
Les risques associés aux produits structurés
Les produits structurés comportent différents risques, précisément définis et encadrés dans leur documentation. À savoir :
- Le risque de perte en capital : si le sous-jacent connaît une évolution défavorable franchissant les seuils définis contractuellement, l’investisseur peut perdre une partie ou la totalité de son capital.
- Le risque d’illiquidité : les produits structurés ne disposent pas d'un marché secondaire liquide. Une revente avant échéance peut se faire à des conditions défavorables, elle peut aussi être impossible selon le produit.
- Le risque lié à l’émetteur : en cas de faillite de l’émetteur, l’investisseur peut perdre une partie ou la totalité de son capital, même dans le cas où le produit offre une protection totale du capital.
En résumé
Différents produits structurés couvrent différents profils d'exposition au risque. Un investisseur peut choisir un produit selon son objectif de rendement, sa tolérance à la perte et la durée d'immobilisation de son capital qu'il est prêt à accepter.
Investir dans un produit structuré comporte un risque de perte en capital et d’illiquidité. Les rendements indiqués sont des objectifs et ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.